samedi 26 mai 2018

Fin du plan d’aide à l’accession à la propriété : la métropole abandonne les classes moyennes





Communiqué de presse du Groupe LR et apparentés au Grand Lyon Métropole. J'en suis co-signataire


Le Plan 3A est un dispositif visant à aider les ménages à revenus modestes et moyens à devenir propriétaires d'un appartement neuf dans la Métropole. Il s'applique aussi bien aux logements collectifs qu’aux logements individuels groupés développés dans les zones d’aménagement métropolitaines.

Ce Plan repose sur deux actions. D’une part, la Métropole verse une prime de 2 000 à 5 000 euros à l’acquéreur en fonction de ses revenus, de sa situation familiale et du prix au mètre carré du bien.
D’autre part, la collectivité encourage le développement de logements à prix abordable en apportant un label Plan 3A aux opérations qui respectent des prix de vente plafonnés.

Notre groupe avait voté ces aides avec enthousiasme puisqu’il en avait été un promoteur lors des élections métropolitaines de 2014. D’ailleurs, certaines communes représentées dans notre groupe viennent compléter ces aides en versant à leur tour des primes substantielles à l’image de Rillieux-la-Pape et de Saint-Priest. 

Ce programme est un véritable succès. Les bénéficiaires sont souvent des personnes seules ou de jeunes couples aux revenus modestes avec un apport relativement faible. Les promoteurs immobiliers reconnaissent eux-mêmes que cette prime est une réelle aide à l’accession.
Alors, pourquoi mettre fin à un tel programme et laisser les communes assurer seules la poursuite de ce dispositif quand il est de la responsabilité de la Métropole de veiller au maintien d’une certaine mixité sociale sur son territoire ?

La question de la mixité sociale doit se poser avec la volonté de permettre à l’ensemble des familles, quelle que soit leur  situation, de pouvoir vivre en ville. Et il est facile de constater que dans notre agglomération, pour les familles modestes, il est difficile de pouvoir accéder à la propriété même quand les ménages ont deux revenus.
Une étude statistique immobilière publiée en 2018 par les Notaires de France met en évidence ce phénomène de cherté. Parmi les 17 agglomérations de province, de 11ème agglomération la plus chère en 1997, Lyon est passé à la 3ème position.

À cause de la politique actuelle, peu à peu la Métropole de Lyon deviendra réservée  aux classes les plus favorisées et aux quelques bénéficiaires du parc social qui occuperont les postes à faible qualification qu’une zone urbaine exige. Une ville qui fera tout pour dissuader les habitants de sa périphérie, relégués au rang de « métropolitains de 2nde zone », de s’y rendre en voiture. Pour cela, notre groupe dénonce l’abandon des aides à l’accession à la propriété en faveur des Grands Lyonnais.

La métropolisation est un fait et il appartient aux responsables politiques qu’elle profite à tous. Notre groupe demande de maintenir les aides à l’accession à la propriété pour les ménages modestes.

Parmi les obstacles majeurs à l’accession à la propriété des classes moyennes figure la question du foncier qui dans une Métropole densifiée devient de plus en plus rare, et la question de la capacité de remboursement mensuelle d’un prêt immobilier.

C’est la raison pour laquelle nous proposons en plus : 
- un plan foncier sur l’ensemble de la Métropole afin de créer des opportunités de proposer du logement abordable en intervenant en amont des constructions et favoriser l’achat de terrains pour les futurs propriétaires privés, 
- d’ouvrir le dispositif aux partenaires privés notamment le monde bancaire qui apporterait aussi sa prime à l’obtention d’un logement à prix abordable.

Groupe Les Républicains et Apparentés: Laurence BALAS, Guy BARRET, Irène BASDEREFF, Joëlle BEAUTEMPS, Nora BERRA, Pascal BLACHE, François- Noël BUFFET, Pascal CHARMOT, Philippe COCHET, Claude COHEN, Yann COMPAN, Doriane CORSALE, Chantal CRESPY, Nadia EL FALOUSSI, Laurence FAUTRA, Georges FENECH, Michel FORISSIER, Eric FROMAIN, Agnès GARDON-CHEMAIN, Gilles GASCON, Christophe GIRARD, Stéphane GUILLAND, Emmanuel HAMELIN, Patrick HUGUET, Inès de LAVERNEE, Claude LECLERC, Alice de MALLIARD, Jean-Wilfried MARTIN, Martine MAURICE, Jérôme MOROGE, Dominique NACHURY, Xavier ODO, Gaël PETIT, Clothilde POUZERGUE, Christophe QUINIOU, Mohamed RABEHI, Michel RANTONNET, Véronique SARSELLI, Alexandre VINCENDET.
Retrouvez nous sur notre site : http://www.lesrepublicains-metropolelyon.fr


mercredi 23 mai 2018

Chercher l'erreur

Pour voir l'article : https://www.lyonmag.com/article/95397/venissieux-deux-jeunes-de-13-et-14-ans-interpelles-pour-des-tirs-de-mortiers-sur-la-police

Politique-banlieues : nécessité d'un vrai changement de logiciel



COMMUNIQUE DE PRESSE
Entre le rapport Borloo qui remet un jeton dangereux dans le Jukebox idéologique de la victimisation des banlieues, de la stigmatisante et illusoire discrimination positive, etc. et le Président Macron hors-sol qui tourne autour du pot avec des mesurettes et de la poudre aux yeux, les difficultés des villes des périphéries ne sont pas prêtes de s'améliorer.

Le premier problème des villes telles que Vénissieux, ce n'est pas la qualité des bâtiments, mais la dynamique sociale. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut plus investir dans un ANRU (à ce sujet, comme beaucoup, je milite pour le retour rapide à un ANRU souple et simple dans sa mise en œuvre), qu'il ne faut pas enfin travailler sérieusement au retour de la sécurité, mais que fondamentalement il faut reconstruire l'humain.

Depuis 40 ans on injecte à juste titre de l'argent pour la rénovation urbaine, mais cet investissement ne se traduit pas par des changements durables. Nous constatons tous que les bâtiments rénovés ne restent pas longtemps des habitats dignes. Les beaux miroirs des halls restaurés sont vite brisés, les murs repeints sont rapidement détériorés et tagués... Parce que le premier problème n'a pas été traité : celui de la dynamique sociale. En tant que professionnel de l'insertion des jeunes, je peux témoigner que le premier problème de l'insertion est de loin celui du savoir-être. Cela veut dire que la solution est l'éducation dont la place centrale est la famille, mais également le tissu associatif qui doit être valorisé et soutenu dans une dynamique constructive et respectueuse des valeurs.

Alors, requestionner la politique de la ville, oui, mais il est plus que temps de requestionner surtout les hommes et les femmes politiques qui tiennent ces villes depuis si longtemps (dont Vénissieux est une triste illustration). La gauche a toujours sapé les repères sociétaux, en premier ceux de la famille et de l'éducation, mais aussi ceux de notre culture, faisant le lit du communautarisme. Leur laxisme et leur assistanat ont détruit la dignité des personnes. Leur instrumentalisation idéologique de la misère a stérilisé la générosité. Leur enrôlement dans la victimisation a détruit la responsabilité et l'honneur. C'est ce qui m'avait fait dire dans une conférence il y a déjà près de 10 ans : "au fond, le problème des banlieues, c'est la gauche".

Donc non seulement il faut une vraie politique de la ville, mais il faut surtout un vrai changement de logiciel politique de ces municipalités. Il faut en finir avec les systèmes gavés d'idéologies destructrices et revenir au bon sens, à une politique qui soit animée par la volonté de servir et développer le bien commun. Les villes sorties du monopole de la gauche sont une très bonne illustration de cet investissement sur l'humain (Montfermeil, Courcouronnes, plus récemment Rillieux-la-Pape et tant d'autres…).

Voilà ma conviction, voilà le moteur profond de ma constante et totale détermination, voilà le sens de mon combat pour libérer, dès 2020, les énergies à Vénissieux.

samedi 28 avril 2018

Un nouveaux marché du soir, mais pas un sujet nouveau !

Hier s'est lancé le marché des producteurs place Ennemond Romand au Moulin à Vent. Belle ambiance et visiteurs assez nombreux. La satisfaction des commerçants et des habitants était au rendez-vous. Manquaient tout de même un fromager et un volailler et comme disait l'autre, "Vous n'aurez jamais une deuxième chance de faire une bonne première impression"...
Mais ne boudons pas notre plaisir, car fait exceptionnel et remarquable, ce marché prend enfin en compte nos nombreuses remarques de bon sens. En effet, si ce marché a été lancé hier, le sujet est loin d'être nouveau... [retrouverez ci-dessous les liens vers quelques unes de mes publications et prises de positions à ce sujet. La plus ancienne datant de la campagne de 2008 !].
Mes remarques de Bons Sens prises en compte sont :
- le jour choisi n'est pas un jour de marché des États-Unis - Bravo !
- le marché a été installé sur le trottoir de la place et donc le parking est resté libre - Bravo !
- le marché est initié à la belle saison (et non en automne) et va donc pouvoir pendre son élan - Bravo !
- des banderoles ont été installées conformément à ce que j'avais préconisé et qui avait été rejeté par la municipalité par un claquant "nous ne sommes pas là pour aller chercher les clients" - Beau progrès !
A croire qu'en ce printemps, c'est le début de la victoire du bon sens ! 
Alors pour ne pas s'arrêter en si bon chemin, je suggère à Mme Picard de feuilleter le Livret qui avait eu tant de succès en 2014 : LEUR VRAI BILAN. Cela pourrait lui donner des idées...

Retrouvez mes remarques dans mes interventions passées...
Mars 2014 : Livret "Leur vrai BILAN" - page 41

Ras-le-bol de cette Mairie et de cette SACOVIV où personne ne bouge



Ce jour j'ai reçu le texto suivant, je vous laisse juge de la situation...
"Bonjour M. GIRARD ce SMS pour vous faire par que depuis hier soir nous rencontrons des soucis d'eau chaude dans certaines allées de [la résidence] Max Barel. Eau tiède, à peine chaude... Réponse de Dalkia : "il n'y a plus de contrat d'astreinte avec la SACOVIV [ndlr : le logement sociale de la ville de Vénissieux] pour  les nuits en semaines, les journées et nuits  des week-end, ainsi que les jours fériés. Il faut attendre les jours ouvrables pour un retour a la normal.
Ras-le-bol de cette Mairie et de cette SACOVIV où personne ne bouge. 
Cordialement"
Il n'y a rien à ajouter, si ce n'est vivement la Victoire du Bon Sens à Vénissieux !

Pour une fois, il l'écrasait...


En visite chez Renault Trucks Vénissieux